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Banc d'essai : LES AMPLIFICATEURS DE L'ANNÉE


septembre 2015 - par Philippe Venturini - Article paru dans le N°176 de Classica


Indispensable quelle que soit la source musicale choisie, de la platine tourne-disques au streaming, l'amplificateur en canalise le débit vers les enceintes acoustiques. Le goût du jour l'équipe souvent d'un convertisseur numérique-analogique et parfois d'un récepteur Bluetooth.

Issu, comme le lecteur CXC présenté le mois dernier, de la nouvelle gamme CX du cons truc -teur britannique, cet amplificateur se remarque par sa ligne épurée : c'est à peine si se remarquent les trois petits boutons de réglage de tonalité et de balance et les miniprises Jack, l'une dévolue au casque, l'autre à un entre-ligne, à côté du gros potentiomètre de volume et de l'écran central. Cette simplicité n'est pourtant qu'apparente car le CXA 60, comme le CXA 80, plus puissant, n'a pas oublié de prendre en considération les modes d'écoute contemporaine. Il peut naturellement recevoir un lecteur CD ou toute autre source analogique (quatre en tout) mais aussi des appareils numériques (trois) comme un serveur et de la musique via le Bluetooth (clef BT100 en option) : cet appareil enferme en effet un convertisseur Wolfson. Il est également possible de piloter un amplificateur de puissance externe (sortie Pre Out) et d'ajouter un caisson de grave.

Écoute

Elle se montre particulièrement enthousiasmante et colorée. Manifestement, les ingénieurs de Cambridge n'ont pas cherché la performance technique mais le plaisir de l'écoute. Cela ne signifie évidemment pas que le CXA 60 se soustrait aux règles de la haute-fidélité et n'en fait qu'à sa tête : il respecte au contraire les dimensions, le volume sonore et le timbre des instruments, soigne l'équilibre des registres (pas d'aigu artificiellement scintillant ni de basses tapageuses) et s'attache à restituer les écarts les plus ténus de dynamique.Mais cet amplificateur semble dépasser ces simples données objectives et percer le mystère de la musique. La restitution musicale se distingue ainsi par un registre médium particulièrement riche, détaillé et sculptural. Les sons ont du grain et du relief. Les voix séduisent par leurs phrasés voluptueux et généreux (aucune stridence ne vient perturber le chant de la soprano) et une intensité chromatique qui ferait croire que l'artiste est présent dans la salle d'écoute.De même, les instruments à cordes comme le violoncelle ou la viole de gambe font entendre les plus infimes résonances. Quand la prise de son est réalmisée de près, on peut presque voir le frottement du crin de l'archet sur les cordes. Le piano impressionne également par sa capacité à investir l'espace, comme s'il jouait sans couvercle. La spontanéité, la vitalité, le plaisir des sens prennent le pas sur la froide analyse du spectre.

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